Quelques points forts
1998 – sixième année - Anne-Marie Potvin décide de mettre au programme un concert symphonique à Braine-le-Comte en l’église Saint-Géry.
Elle invite l’Orchestre de Picardie et son directeur musical, Louis Langrée, le tout jeune chef d’orchestre français, qu’elle a découvert et « épinglé » à Saint-Riquier en 1997, y décelant son immense talent, son charisme, son intelligence et sa passion de la musique et les promesses d’un tout grand chef d’orchestre.
Ce sera la grande introduction de Louis Langrée en Belgique.
Ce soir-là, il s’est passé quelque chose de magique à Braine-le-Comte entre les musiciens, le chef, le lieu, le public et l’organisatrice.
2001. Alors que la programmation est bouclée avec six concerts, Louis Langrée est nommé directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Liège.
En remerciement de sa fidélité, il offre un concert au festival. Entre deux directions de Don Giovanni au festival de Glyndebourne, il vient à Braine-le-Comte où il dirige le concerto pour violoncelle de Schumman, (avec la Française Anne Gastinel au violoncelle) et une « mémorable 7ème de Beethoven » qui a fait l’objet d’un … mémorable papier dans la Libre Belgique et dans « le Monde » en France.
A l’issue de ce concert, lors d’une interview télévisée, Louis Langrée confiait « en 1998, j’ai rencontré Anne-Marie Potvin, une femme passionnée, passionnante, toute dévouée à la cause du festival, c’est-à-dire d’en faire un lieu de rencontre, de partage ; et la musique c’est ça, ce n’est pas que des sons, c’est ce qui se passe quand et les musiciens et le public partagent ce miracle. »
2002. Un joyeux dixième anniversaire.
Avec 7 concerts encore.
Une synthèse de ce qui a été fait depuis 1993.
Une programmation, une fois encore, hautement placée sous le signe de la Beauté.
Et surtout, une soirée festive, conçue par le pianiste français Jean-Marc Luisada avec la comédienne Macha Méril et l’altiste français Gérard Caussé.
Une petite surprise ce soir-là : en ouverture, Jean-Marc Luisada avait programmé « Sports et Divertissements » d’Erik Satie et avait demandé à Anne-Marie Potvin d’en être la récitante !..
2003. Une nouveauté
Anne-Marie Potvin innove avec une Nuit des Jeunes Talents, en trois parties.
Cette année-là, un pianiste belge Stéphane De May et deux français : Mathilde Carré et Cédric Tiberghien, qui en 1998 a remporté le premier Grand Prix au Concours Long-Thibaud à Paris ainsi que cinq prix spéciaux.
Cédric Tiberghien, entre autres, joua ce soir-là la dernière sonate pour piano de Beethoven, l’opus 111. Il annonça : « dans la vie d’un jeune pianiste, il y a un moment très important, c’est le jour où il décide de jouer pour la 1ère fois en public la dernière sonate de Beethoven. Personnellement, j’ai décidé que ce serait ici ce soir, dans ce festival, dans cette église ». Enthousiasme du public.
Et une somptueuse 32ème sonate !
Après cela, ce soir-là, en dînant, le pianiste confie à l’organisatrice son rêve de jouer – bien que très jeune – l’intégrale des sonates de Beethoven.
Anne-Marie Potvin, enthousiaste, accepte avec émotion et se lance dans cette immense aventure avec le jeune pianiste français.
Il jouera les 32 sonates en quatre ans à raison de deux récitals par an.
Cette belle aventure mérite d’être soulignée.
De 2004 à 2007, donc, intégrale des 32 sonates pour piano de Beethoven par Cédric Tiberghien.
« Un Himalaya » dixit Cédric Tiberghien.
Une belle aventure partagée par Cédric Tiberghien et Anne-Marie Potvin. Aventure évoquée par Anne-Marie Potvin, interviewée en direct à la RTBF Musiq’3 par Christine Gyselings (dans son émission « En scène ») sur les sonates pour piano de Beethoven et cette intégrale quelques jours avant le début du festival, en juin 2007.
Aventure qui s’est « terminée » par une émouvante soirée le 23 juin 2007, au cours de laquelle Cédric Tiberghien a joué, a donné, avec une extraordinaire sensibilité et un immense talent, les trois dernières sonates, ces opus 109, 110, 111.
Mais cette aventure ne s’est pas, ne sera jamais terminée. Le 23 juin, ce fut LA nostalgie – et la beauté à l’état pur ! – mais le mot FIN ne s’inscrit pas, parce que cette belle complicité, ce défi partagé, restent vivants entre Cédric Tiberghien et Anne-Marie Potvin.
Et que cette intégrale restera une immense réalisation conjointe.
Et une exclusivité pour l’Eté musical d’Horrues. Cédric Tiberghien a insisté lui-même sur cette exclusivité.
En 2007, 15ème anniversaire donc.
Avec 7 concerts pour l’occasion.
Un à Braine-le-Comte et six à Horrues.
Une programmation très axée sur le piano et intitulée une histoire d’ivoire.
En 2008, sept concerts également.
Point d’orgue le concert du dimanche 22 juin : l’Intégrale de l’œuvre pour violon et piano de Brahms et la création mondiale d’une très belle œuvre de François Fayt – Epilogue – par Svetlin Roussev et Jean-Marc Luisada.
Et à l’issue de ce concert, son Excellence Dominique Boché, Ambassadeur de France, remet les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres à Anne-Marie Potvin.
A découvrir... 2009 !